La respiration
Un rôle capital

 

Le poumon étant considéré comme maître des souffles, maître de la circulation de l'énergie dans tout le corps, nous pouvons comprendre combien l'acte respiratoire est capital pour la santé.

Le diaphragme, cette cloison souple qui sépare le thorax de l'abdomen joue un rôle très important dans l'entretien des fonctions respiratoires et digestives. Une respiration correcte lui assure toute sa mobilité. Le mouvement de vague de chaque respiration procure un massage efficace du foie, de l'estomac et de la rate, de la base des poumons et du muscle cardiaque.

Chez bon nombre d'individus, la respiration restant automatique et inconsciente, le diaphragme demeure pratiquement immobile et se rigidifie, la respiration se limitant à un va-et-vient dans la partie haute des poumons. La région de l'épigastre, du plexus solaire, se tend et se durcit, et la relation naturelle entre le haut du corps et le bas n'est plus entretenue. Ce phénomène se manifeste souvent chez les intellectuels, mais également chez les individus très sensibles, angoissés ou dépressifs, dont les émotions se cristallisent dans la cage thoracique, les épaules ou la gorge. Le souffle est court, le ventre est noué. Apparaissent alors des problèmes digestifs, menstruels ou sexuels sous l'effet des tensions entretenues. Le thorax étant lui aussi rigide, nous verrons souvent l'hypertension, la tachycardie, les maux de tête s'ajouter aux difficultés respiratoires.

La respiration complète permet d'éliminer au mieux les déchets dans l'expir et apporte dans l'inspir, en plus des bénéfices d'une forte oxygénation, une grande quantité d'énergie subtile contenue dans l'air, qui sera distribuée à tout le corps par les poumons. C'est un mode de respiration très simple qui défatigue et apaise, pouvant se pratiquer allongé. A pratiquer pendant quelques minutes, une ou plusieurs fois par jour.

Source : Isabelle Laading, Les cinq saisons de l'énergie, Éditions DésIris, 1988.

L'importance de la respiration

La respiration complète pas à pas

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1/ La posture à adopter

Que vous soyez assis ou debout, prenez fermement appuis sur le support (sol ou siège) et redressez le dos. Aucun effort ne doit s'effectuer à l'avant du corps, c'est le dos qui doit se placer et, ce faisant, la cage thoracique et le diaphragme vont se placer correctement. Bassin placé, le dos s'étant redressé, laissez les épaules s'ouvrir en faisant tourner la tête de l'humérus dans sa cavité. Élargissez latéralement la carrure, comme si vous aviez un cintre télescopique à la place des clavicules. Tout le dos s'élargit et la tête se place, menton légèrement rentré. Dans cette posture, relâchez le ventre et le diaphragme. La respiration se fait toujours par le nez, inspiration comme expiration.

A noter : cette respiration ne doit pas être forcée, ce qui aurait pour effet de durcir les muscles qui y participent et également de créer une tension mentale. Elle s'effectue le plus lentement possible.

2/ L'expiration

Le réflexe habituel, lorsqu'il s'agit de respirer à fond, consiste à vouloir inspirer profondément. Or, on ne peut remplis de façon efficace un contenant qu'en le vidant préalablement. Pour obtenir une respiration profonde, il faut avant tout expirer le plus à fond possible, l'inspiration se faisant ensuite très naturellement. Contractez doucement le ventre pour chasser l'air depuis la base des poumons vers l'extérieur. Puis laissez les côtes se refermer tout en détendant le dos. Et enfin, laissez le sternum s'abaisser. A la fin supposée de l'expiration, une contraction plus forte des muscles du ventre permet d'aller au bout du souffle. Pendant la phase d'expiration, très lente, ressentez toutes les zones du thorax qui y participent, les muscles qui se contractent pour chasser l'air, conservez la détente mentale.

3/ L'inspiration

L'inspiration est une phase d'accueil. A la fin de l'expiration, relâchez toutes les tensions de la cage thoracique, du dos et du ventre, la détente totale permettant l'accueil du souffle dans toute sa puissance. Laissez descendre le souffle vers le ventre : vous sentez la résistance du diaphragme, que vous repoussez doucement vers le bas au fil de l'inspiration. Le diaphragme étant placé comme le fond d'une boîte en bas de la cage thoracique, l'action du souffle a lieu aussi bien en avant du corps (zone que l'on sent le mieux au début) que sur les côtés et dans le dos.  Arrivé au maximum de cette respiration abdominale, laissez ensuite se prolonger l'inspiration dans le centre de la cage thoracique qui se déploie dans toutes les directions. L'inspiration se termine par le remplissage des alvéoles pulmonaires du haut de la cage thoracique, là encore partie antérieure et postérieure du corps. Pendant cette phase, veillez à conserver les épaules et la nuque relâchées. L'espace qui accueille le souffle s'agrandit petit à petit grâce à votre détente. Durant la phase d'inspiration, concentrez vous sur toutes les sensations perçues dans la cage thoracique, le dos, les muscles et la peau. Ouverture, déploiement, étirement. Il s'agit bien d'un accueil du souffle et non d'une volonté d'inspirer.

4/ Une pause naturelle, même courte, prend place à la fin de l'inspiration et de l'expiration, favorisant les échanges entre les poumons et le sang. Ne cherchez pas à la prolonger, détendez vous simplement à cet instant. Laissez vous respirer ainsi profondément pendant quelques minutes, l'esprit présent et détendu.

Source : Isabelle Laading, Les cinq saisons de l'énergie, Éditions DésIris, 1988.

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La respiration complète en images

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Pour celles et ceux qui veulent se familiariser avec la respiration complète, en images, je vous propose de regarder cette vidéo qui explique de façon détaillée comment l'effectuer et mobiliser les trois étages de la respiration : abdominal, intercostal et claviculaire.